Mot de la fin de la Présidente 2019 – Aline DOSDAT

L’année dernière, pratiquement à cette date, je me tenais devant vous, pour vous faire passer un message, une envie et plus que ça. Un programme, bien comme il faut, bien imprécis, bien comme moi, pour vous engager à faire un bout de chemin avec moi, avec nous, vous engager à mener ensemble des petits pas pour former, à notre échelle, le grand pas de demain.

Je savais une chose, une toute petite chose, c’est que cette année serait extraordinaire, et surtout que je ne pouvais pas me tromper sur les choix que j’avais déjà faits, je ne pouvais qu’être certaine de ce bureau qui a tant œuvré, des membres qui l’ont aidée, des anciens (pardon membres d’honneur) qui l’ont secondée, des sénateurs, des partenaires, de nos jeunes chambres voisines qui restent toujours à nos côtés, tous réunis pour tendre non pas vers la perfection mais vers le meilleur.

J’avais confiance et j’ai bien fait : dans tous les domaines, vous avez été plus qu’à la hauteur, vous avez mené notre jeune chambre locale tout au long ce sinueux sentier avec brio. Grâce à vous, cette année a cheminé sans accroc, avec ses détours, avec ses trébuchements, ses grands sauts, ses courses, ses enjambées, ses croche-pieds, ses faux pas, ses rattrapages (ou pas), parfois un peu spectaculaires, parfois bien angoissants, et toujours galvanisants. Un chemin qui vous permet de vous remettre à votre place comme il faut… à la fois vulnérable et indestructible…

Pourquoi ce paradoxe ? Car :« Dans tous les lieux habités par la souffrance se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses nœuds de mystère. Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde, ou comme l’exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors. (…)” (extrait de : Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer)

Et au cœur de ce trésor malgré ses failles, malgré ses défauts, c’est bien l’humain qui niche. Et c’est précisément ce que chacune de vos actions a su mettre en valeur, dans un pur esprit Jeune Chambre.

Au cœur de tout cela, et bien moi petit colibri, j’ai fait juste ma part, celle d’une présidente, j’ai fait juste ma part, et je l’ai fait comme j’ai pu, je l’ai fait avec vous, je l’ai fait dans une douce et extraordinaire imperfection, déjouant les embûches, avec tout le courage dont je disposais, partageant à mon tour toute la bienveillance dont j’ai pu faire preuve.

Il ne me reste qu’à passer le flambeau, souhaiter à Julien, au moins tout le bonheur que j’ai pu ressentir dans ce mandat, dans cette confiance que vous m’avez donnée,

Et… vous remercier, encore.

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